Aujourd'hui 14 mars, des anciens ouvriers de Lenoir et Mernier, une usine mise en liquidation judiciaire depuis début février, ont menacé de déverser dans la Meuse 500 litres d'acide chlorhydrique si leurs revendications n'étaient pas prises en compte.
Entendons-nous tout de suite: je ne suis pas un grand aficionados des mouvements sociaux, mais je peux comprendre qu'on se révolte contre une mauvaise gestion patronale. Celle-ci peut en effet plonger des gens dans le chômage et la précarité. Il convient en toute chose de se battre pour ce en quoi on croit, et pour ce qui vous semble juste. En l'occurence, il n'est jamais agréable de voir son emploi s'envoler sur les ailes de l'incapacité d'un chef d'entreprise. Je compatis. Sincèrement.
Mais vouloir vider un liquide corrosif dans un fleuve pour se faire entendre, c'est aussi insensé qu'irresponsable. C'est du terrorisme, qu'on le veuille ou non. Déjà en 2000, les salariés de l'usine Cellatex s'étaient livrés à un tel acte barbare. C'est idiot. C'est bas. C'est de plus se tirer une balle dans le pied puisque ces personnes doivent bien habiter dans le coin. Je récuse pleinement ce genre d'agissements.
Et pourtant. Qui osera envoyer la troupe stopper les vélléités polluantes de ces acharnés? Qu'ils tiennent à leurs postes, c'est une chose respectable. Mais cela ne leur confère pas tous les droits. Loin de là. Et la molesse des pouvoirs publics face à de telles menaces témoigne à mes yeux d'un laxisme intolérable. Il y a un laissez-faire vis-à-vis des coups d'éclats ouvriers qui procède d'une tradition de lutte qu'il faudrait savoir considérer dépassée. Il s'agit d'ailleurs plus ou moins de lutte des classes, concept qui ne vise à mon goût qu'à amplifier et exciter les antagonismes entre deux parties qui peuvent vivre en parfaite intelligence.
De l'acide dans une rivière? Quel procédé délicieux! Et si les infirmières versaient de l'arsenic dans les biberons pour critiquer le manque de moyens des maternités? Ou si les patrons dressaient des miradors pour aligner les retardataires? Allons! Va-t-on accorder l'impunité à ces malades au simple titre qu'ils ont raison de se battre? Il y a indéniablement à mon sens un désir de ne pas froisser ces gars-là, comme si on allait remettre en cause la condition ouvrière, alors qu'ils mériteraient d'être poursuivis en justice.
Récemment, deux employés de la RATP ont été condamnés pour avoir saboté du matériel lors des grèves de novembre. Enfin un peu de bon sens! Le service minimum, qui permet enfin aux citoyens de ne pas être dépendants des professions à fort potentiel de nuisance: Encore un peu de bon sens! Nous sommes sur la bonne voie, celle qui permet de dire que la lutte n'est justifiée que lorsqu'elle est respectueuse des autres. Les piquets de grève ne sont rien d'autre qu'une dictature. Retenir un patron n'est rien d'autre qu'une prise d'otage. Vouloir acidifier la Meuse n'est qu'un chantage odieux.
Il faut désormais des voix fortes pour s'élever contre ces excès fondés sur l'idée qu'un délit n'en est pas un au prétexte qu'il est commis par un salarié qui défend ses droits. L'immunité des travailleurs en grève, et à fortiori de certains syndicats et des patron-voyous, est une tare contre laquelle nous sommes en train d'adopter de bons remèdes. Il faut maintenant qu'elle devienne une absurdité aux yeux de tous. Une bataille pour la véritable égalité sociale aura alors été gagnée.
Entendons-nous tout de suite: je ne suis pas un grand aficionados des mouvements sociaux, mais je peux comprendre qu'on se révolte contre une mauvaise gestion patronale. Celle-ci peut en effet plonger des gens dans le chômage et la précarité. Il convient en toute chose de se battre pour ce en quoi on croit, et pour ce qui vous semble juste. En l'occurence, il n'est jamais agréable de voir son emploi s'envoler sur les ailes de l'incapacité d'un chef d'entreprise. Je compatis. Sincèrement.
Mais vouloir vider un liquide corrosif dans un fleuve pour se faire entendre, c'est aussi insensé qu'irresponsable. C'est du terrorisme, qu'on le veuille ou non. Déjà en 2000, les salariés de l'usine Cellatex s'étaient livrés à un tel acte barbare. C'est idiot. C'est bas. C'est de plus se tirer une balle dans le pied puisque ces personnes doivent bien habiter dans le coin. Je récuse pleinement ce genre d'agissements.
Et pourtant. Qui osera envoyer la troupe stopper les vélléités polluantes de ces acharnés? Qu'ils tiennent à leurs postes, c'est une chose respectable. Mais cela ne leur confère pas tous les droits. Loin de là. Et la molesse des pouvoirs publics face à de telles menaces témoigne à mes yeux d'un laxisme intolérable. Il y a un laissez-faire vis-à-vis des coups d'éclats ouvriers qui procède d'une tradition de lutte qu'il faudrait savoir considérer dépassée. Il s'agit d'ailleurs plus ou moins de lutte des classes, concept qui ne vise à mon goût qu'à amplifier et exciter les antagonismes entre deux parties qui peuvent vivre en parfaite intelligence.
De l'acide dans une rivière? Quel procédé délicieux! Et si les infirmières versaient de l'arsenic dans les biberons pour critiquer le manque de moyens des maternités? Ou si les patrons dressaient des miradors pour aligner les retardataires? Allons! Va-t-on accorder l'impunité à ces malades au simple titre qu'ils ont raison de se battre? Il y a indéniablement à mon sens un désir de ne pas froisser ces gars-là, comme si on allait remettre en cause la condition ouvrière, alors qu'ils mériteraient d'être poursuivis en justice.
Récemment, deux employés de la RATP ont été condamnés pour avoir saboté du matériel lors des grèves de novembre. Enfin un peu de bon sens! Le service minimum, qui permet enfin aux citoyens de ne pas être dépendants des professions à fort potentiel de nuisance: Encore un peu de bon sens! Nous sommes sur la bonne voie, celle qui permet de dire que la lutte n'est justifiée que lorsqu'elle est respectueuse des autres. Les piquets de grève ne sont rien d'autre qu'une dictature. Retenir un patron n'est rien d'autre qu'une prise d'otage. Vouloir acidifier la Meuse n'est qu'un chantage odieux.
Il faut désormais des voix fortes pour s'élever contre ces excès fondés sur l'idée qu'un délit n'en est pas un au prétexte qu'il est commis par un salarié qui défend ses droits. L'immunité des travailleurs en grève, et à fortiori de certains syndicats et des patron-voyous, est une tare contre laquelle nous sommes en train d'adopter de bons remèdes. Il faut maintenant qu'elle devienne une absurdité aux yeux de tous. Une bataille pour la véritable égalité sociale aura alors été gagnée.